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Parutions récentes

 

Francis Chateauraynaud, Argumenter dans un champ de forces. Essai de balistique sociologique, Paris, Editions Pétra, 2011, 484 pp.

Claire Lamine, Les intermittents du bio. Pour une sociologie pragmatique des choix alimentaires émergents (préface de Francis Chateauraynaud), Maison des Sciences de l'Homme, Paris, 2008, 341 pp.

Jean-Michel Fourniau et al (eds.), Le débat public : une expérience française de démocratie participative, La Découverte, 2007, 412 p. (voir la table des matières).

Jacques Roux (ed.), Être vigilant. L'opérativité discrète de la société du risque (préface de Francis Chateauraynaud), Presses Universitaires de Saint-Etienne, 2006, 268 pp.

 

Ouvrages

Francis Chateauraynaud, La faute professionnelle. Une sociologie des conflits de responsabilité, 1991, Paris, Métailié, "Leçons de choses", 475 p.

 

Francis Chateauraynaud et Didier Torny, Les Sombres Précurseurs. Une sociologie pragmatique de l'alerte et du risque, Paris, Editions de l'EHESS, 1999, 480 p. Pour commander cet ouvrage

Parmi les actes ouvertement tournés vers autrui, le cri d'alarme occupe une place privilégiée. En s'intéressant aux procédés par lesquels des " lanceurs d'alerte " s'efforcent de faire reconnaître un danger, cet ouvrage interroge nos catégories de l'action et de la décision. En effet, l'alerte prend forme sur fond de vigilance et de participation au cours des choses. Elle naît de l'attention aux signes précurseurs et convoque des expériences marquantes, des précédents, qu'elle relie à un avenir proche ou lointain, en faisant de l'acte présent une épreuve de réversibilité, une source possible de prise sur le futur.
Trois dossiers, développés ici de manière détaillée, illustrent cette problématique de l'alerte : le dossier de l'amiante, marqué par une " période muette " de près de quinze ans, cruellement exemplaire d'une perte de prise collective, celui de la radioactivité qui n'a pas fini de défrayer la chronique avec la gestion des déchets nucléaires, et, enfin, celui des maladies à prions dont le rebondissement spectaculaire, avec la " crise de la vache folle ", témoigne de l'invention de nouvelles formes de vigilance face aux risques d'un monde en réseaux.

 

Christian Bessy et Francis Chateauraynaud, Experts et Faussaires. Pour une sociologie de la perception, 1995, Paris, Métailié, "Leçons de choses", 365 p.

 

Francis Chateauraynaud, Prospéro. Une technologie littéraire pour les sciences humaines, 2003, Paris, CNRS éditions, 403 p.


Qu'est-ce que bien connaître un dossier ? Comment dégager l'essentiel, sans perdre le sens des détails, quand les réseaux de communication rendent accessibles de grandes quantités d'informations et que l'on parle de " management des connaissances " ? Comment, face à une telle prolifération de textes et d'énoncés, reconnaître l'information pertinente pour étayer ou invalider des intuitions personnelles et trancher entre plusieurs interprétations possibles ?
Autant de questions auxquelles l'auteur tente d'apporter des réponses. Se proposant de partir des affaires, des controverses et des crises qui jalonnent nos sociétés, Francis Chateauraynaud développe une nouvelle manière d'aborder l'analyse des dossiers complexes. Cette démarche passe par la création d'une technologie littéraire, concrétisée par le logiciel Prospéro, qui repose sur des formes de coopération inédite entre interprètes humains et procédures informatiques.

Au lieu d'opposer des traitements automatisés à des " lectures " individuelles ou collectives, Prospéro les fait travailler de concert, aidant l'interprète à élaborer ses prises à partir des espaces de variation fournis par les textes eux-mêmes. La présentation des concepts et des techniques utilisés est l'occasion de confronter les régimes cognitifs instaurés par la statistique, la linguistique ou l'intelligence artificielle, avec les enjeux de la sociologie et de l'histoire contemporaines. Prolongeant la discussion théorique à travers différentes épreuves empiriques, ce livre convoque toute une gamme d'applications qui vont des polémiques divisant les intellectuels (Louis-Ferdinand Céline, affaire Sokal) aux grands dossiers concernant les risques collectifs (dossiers de l'amiante, du nucléaire ou du prion), en passant par les affaires judiciaires ou politiques (affaire de la Mnef ou mouvements des sans-papiers).

 

Olivier Caïra, Hollywood face à la censure.Discipline et innovation cinématographique, Ed. CNRS, 2005, 208 p. Pour commander cet ouvrage

Pourquoi les Etats-Unis, où la liberté d'expression est garantie par la Constitution, voient-ils proliférer plus de trois cents commissions de censure cinématographique à partir de 1915 ? Pourquoi les studios hollywoodiens ont-ils créé, dès les années 1920, un dispositif interne pour contrôler les films ? Pourquoi les films de gangsters subissent-ils un coup d'arrêt en 1932 ? Telles sont quelques-unes des questions que pose cet ouvrage renouvelant l'approche de la censure. La dernière partie est consacrée au code de la représentation de la violence après la tuerie du lycée de Columbine (Colorado).

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Didier Demazière, Claire Brossaud, Patrick Trabal et Karl van Meter (dir.), Analyses textuelles en sociologie. Logiciels, méthodes, usages, Presses Universitaires de Rennes, 2006, 224 p. Pour commander cet ouvrage




La sociologie s'appuie notamment sur l'analyse de matériaux langagiers ou textuels (entretiens d'enquête, archives écrites ou orales, dossiers de presse…). Leur exploitation appelle le recours à des logiciels spécialisés. Ce livre vise à expliciter le cadre épistémologique de l'utilisation de ces logiciels : ce qu'ils peuvent faire et comment ces méthodes peuvent être mobilisées.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Être vigilant. L'opérativité discrète de la société du risque.

Jacques Roux, et alii (préface de Francis Chateauraynaud)

Comment l'émergence de la chose commune - ce qui fait qu'il y a du commun en société - s'arme-t-elle et se nourrit-elle de la perception, plus ou moins répartie et reconnue, qu'une menace, qu'un risque nécessitent une attitude de précaution ? Comment se modulent les différentes formes de la vigilance, établies en tant que telles et prises en charge par des institutions ou inscrites de manière plus " spontanée " dans les pratiques quotidiennes du quidam ? Les enquêtes réunies dans cet ouvrage portent sur les manières de " faire attention ", dans des domaines aussi diversifiés que la surveillance d'une autoroute, d'une rivière, d'un quartier, d'une algue, d'un lieu public, d'une population fragile, d'un atelier de travail... Réunies, elles pointent la question de la veille comme forme sociale de la bienveillance, interrogeant en son principe même l'opérativité du risque comme valeur de/au sein de la communauté.

Presses Universitaires de Saint-Etienne, Sociologie matières à penser, 268 pages (paru le 18 mai 2006).